La fonction première d’un disjoncteur différentiel est d’assurer la sécurité électrique des occupants d’une habitation. Il sert également de protecteur contre les surcharges électriques et les courts-circuits pour les appareils électriques de la maison.

Apprenez plus sur cet élément nécessaire et indispensable d‘un tableau électrique d’une habitation.

À quoi sert un disjoncteur différentiel ?

La principale vocation d’un disjoncteur différentiel dans un circuit électrique est de protéger les occupants de la maison. En effet, lorsqu’une personne utilise un appareil électrique, il détecte les tensions anormales, notamment les défauts d’isolement, et coupe le courant pour éviter, par exemple, l’électrocution.

De plus, il empêche les personnes d’entrer en contact avec des fuites de courant électrique sur le sol. Certes, pour qu’un circuit électrique soit sûr, tous les appareils branchés sur les prises doivent être mis à la terre. En cas de surintensité électrique ou de court-circuit, le disjoncteur différentiel permet également de couper les circuits électriques de l’habitation.

Comme son nom l’indique, le disjoncteur différentiel réagit aux différences d’intensité électrique entre la phase et le neutre d’une installation électrique résidentielle qui peuvent provoquer des accidents et des incendies. La sensibilité différentielle du disjoncteur est le terme qui désigne cette propriété. Cette dernière, particulièrement sensible, doit être inférieure ou égale à 30 milliampères (mA) pour les circuits électriques résidentiels (selon la norme NFC 15-100). Ce seuil représente le courant maximal à partir duquel le disjoncteur différentiel se déclenche.

En résumé, le disjoncteur différentiel fonctionne comme un interrupteur général. Pour réactiver l’électricité dans une habitation, il suffit de réenclencher le disjoncteur.

Les différents types de disjoncteurs différentiels

Il existe trois types de disjoncteurs différentiels :

  • Le disjoncteur de type AC protège la majorité des circuits électriques domestiques, tels que l’éclairage et les prises électriques.
  • Le disjoncteur différentiel de type A est destiné à protéger les circuits électriques « spécialisés » de la maison, c’est-à-dire ceux associés aux appareils qui consomment beaucoup d’électricité, notamment ceux équipés d’électronique, comme la machine à laver, les plaques de cuisson, etc.
  • Les disjoncteurs différentiels de type HI, HPI et SI sont utilisés pour les appareils qui ne supportent pas les coupures de courant imprévues, tels que les équipements informatiques, les réfrigérateurs et congélateurs, et l’alarme de la maison.

Un disjoncteur différentiel peut être monobloc ou adaptable. Les deux dispositifs sont montés sur des rails DIN à l’intérieur du tableau électrique. Le premier remplace deux à quatre modules dans le tableau, tandis que le second est généralement réservé aux installations nécessitant un disjoncteur différentiel relativement grand.

Quel disjoncteur différentiel dois-je installer dans ma maison ?

Le disjoncteur général d’une habitation est complété par un disjoncteur différentiel, également appelé DDR. Ces deux éléments se trouvent dans le tableau électrique.

Dans un tableau électrique, le disjoncteur différentiel est installé en début de rangée, en amont des disjoncteurs dits divisionnaires, dont la fonction est de protéger les biens de l’habitation des dangers du courant électrique.

Dans une habitation de moins de 100 mètres carrés, un seul disjoncteur différentiel doit être installé. Pour les résidences de plus de 100 mètres carrés, trois disjoncteurs différentiels sont nécessaires.

En Ampères, un disjoncteur différentiel se distingue également par sa protection dite « magnétothermique » (A). Cette dernière est choisie en fonction du circuit électrique alimenté : 10A ou 16A pour un circuit d’éclairage, et 16A ou 20A pour un circuit de prise de courant.